Le PROJEG appuie la mise en place d’un dispositif d’échanges et de
coordination d’informations
C’est dans le but de rétablir la vérité et lutter contre l’impunité que
ces organisations se sont engagées à mener des activités de collectes d’information, d’enquêtes et d’analyse sur les évènements dits « du 28 septembre 2009 ». Afin notamment de
faciliter l’identification et la poursuite des auteurs et commanditaires de la répression d’une manifestation pacifique des Forces Vives de la Nation qui a fait au moins 150 morts à
Conakry.
La mise en place de ce dispositif permettra à ces organisations de
garantir une complémentarité de leurs interventions, mutualiser leurs ressources et de produire des résultats crédibles et de qualité. Durant les travaux, les participants ont échangé et partagé
autour des outils et les démarches utilisés dans la mise en œuvre des activités d’enquête. Ainsi, les difficultés, atouts et besoins de chaque organisation ont été connus. Il ressort entre autres
besoins : l’appui matériel et financier, l’appui à la formation pour la conception de fiches d’enquête plus rigoureuses et fiables, la mise à disposition d’une structure sanitaire pour
accueillir les victimes qui ont peur d’aller dans les structures publiques, l’organisation des rencontres pour capitaliser l’ensemble des informations collectées.
La journée du 7 novembre, consacrée aux échanges et débats avec
le Centre Mères et Enfants, a permis de jeter les bases de la mise en place d’une cellule de prise en charge des personnes ayant subi des traitements inhumains et dégradants. Cette
structure indépendante va gérer non seulement les problèmes chirurgicaux mais aussi psycho-sociaux comme les états de stress post-traumatiques. La cellule sera un centre ressources pour
faire la formation (accompagnement des enquêteurs), l’orientation des victimes et l’identification et la prise en charge.
Le Centre Mères et Enfants qui dispose d’une cellule de prise en charge
psycho-social avec des ressources humaines (infirmières, sages femmes, gynécologues, psychothérapeute) s’est dit être à la disposition du PROJEG pour recevoir tous les cas qui découlent
des évènements dits du 28 septembre 2009.
Le PROJEG et l’Unicef s’associent pour la prévention des conflits en
Guinée
Du 21 au 22 octobre
2009, le Programme concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la société civile et de la Jeunesse Guinéennes (Projeg) a initié une série de concertations dans les
quatre régions naturelles de la Guinée et la zone spéciale de Conakry en vue de prévenir d’éventuels conflits interethniques en Guinée. L’initiative vise à sauvegarder la paix et l’unité
nationale. C’est dans ce cadre qu’Unicef- Guinée s’associe au Projeg pour appuyer des activités de prévention des conflits dans les milieux scolaire et universitaire en Moyenne et Guinée
Forestière.
L’organisation de ces rencontres découle du fait que le tissu
social en Guinée a tendance à se détériorer au lendemain des « évènements dits du 28 septembre 2009 » . Des risques d’affrontements ethniques se font jour et
entretenus par des informations tendancieuses faisant croire que tel groupe ethnique va s’attaquer à tel autre. Pour prévenir ces conflits, le PROJEG appuie des journées de concertations
dans les 33 préfectures de la Guinée et les quatre communes de la capitale.
Ces initiatives portées par des organisations membres des collèges
régionaux visent à faire comprendre aux populations que les gouvernants agissent au nom de l’État et non comme des représentants d’une communauté, d’une ethnie ou d’une
région. Elles permettent aussi d’évaluer les conséquences désastreuses produites par de tels conflits vécus dans les pays limitrophes de la Guinée. Ainsi, elles doivent
concourir à amener les leaders communautaires ainsi que ceux des jeunes et des femmes à construire un discours et à adopter des comportements qui font la promotion
du dialogue, de la solidarité et de l’acceptation de la différence.
La mise en œuvre de ces initiatives repose en grande partie sur l’identification d’hommes, de femmes et de jeunes exemplaires et
jouissants d’une crédibilité au sein de leurs communautés et dans les établissements scolaires et universitaires particulièrement en Moyenne et Guinée Forestière.
Les débats dans les collèges régionaux de la Moyenne Guinée, Basse Guinée, Haute Guinée,
Guinée Forestière et la région spéciale de Conakry ont fait ressortir un contexte social et politique marqué par l’activation des conflits à caractère ethnique. Mieux vaut prévenir
que guérir, dit l’adage.
Les organisations de la société
civile guinéenne en partenariat avec l’administration scolaire et universitaire ainsi que les élus locaux et les chefs religieux se sont engagés à promouvoir la paix et la concorde sociale.
LE PROJEG APPUIE 38 ACTIONS PORTEES PAR DES ORGANISATIONS GUINEENNES ET FRANCAISE
L
a journée du 22 septembre, présidée par M.Billy Fankouman Sidibé, a été entièrement consacrée au
processus permanent de soumission des actions. Il a été question du dispositif d’instruction et de sélection des actions. D’un appel à proposition d’actions, le Projeg a abouti à une évolution en
trois points : responsabilisation du coordinateur, comité régional d’instruction veille et analyse la pertinence au regard du contexte, le Groupe Mixte examine les actions,
veille sur la transparence et émet des avis pour le COPIl. Comme résultats : la participation de plus de 400 Osc dans le processus. Pour la première vague, au total, 125 actions ont été
soumises par les organisations guinéennes et françaises. L’analyse montre que l’axe professionnalisation recueille 58 actions, la jeunesse 34 et le plaidoyer 33. Le Groupe Mixte notifié 16
actions non éligibles, 59 à ne pas financer,25 à améliorer puis resoumettre et 14 actions à financer.Le montant global à débloquer est de 2 761 295 750 Francs Guinéens (environ 421 785
euros).
A l’issue de la présentation, les débats ont été houleux. Les interrogations ont porté notamment
sur la clarification de la participation des membres du Copil au sein du Groupe Mixte, ses réflexions majeures à l’intention du Copil, des actions soumises et qui relèvent du Programme d’appui à
la confédération nationale des organisations paysannes guinéennes (PACNOPG). Après les débats, les 25 actions de la première vague sont acceptées pour financement. De même, les actions
soutenues sur la ligne de réactivité sont validées.
Dans l’après-midi, le Copil a examiné la deuxième vague de 15 actions soumises au Groupe Mixte.
Mais après examen et analyse approfondie des objectifs et résultats attendus, sur les 15 actions présentées par le Groupe Mixte, 13 actions sont validées pour financement, 1 action à
resoumettre et 1 à ne pas soutenir. Ainsi, pour la phase programme, le PROJEG soutient 38 actions portées par des organisations guinéennes et françaises.
Avec le soutien de :
LA SITUATION EN GUINEE, EXPLIQUEE A DES DEPUTES FRANCAIS
Le 23 septembre, les acteurs des Forces Vives impliqués dans le Projeg ont animé une matinée de
réflexion sur la situation en Guinée et les apports d’un outil de coopération innovant. La rencontre s’est déroulée au 8ème Bureau du Palais Bourbon. Parlementaires
présents : MM. Réné Dosière, président du Groupe d’amitié France-Guinée, Patrice Debray, député UMP Haute-Saône et Daniel Golberg, député UMP Seine Saint-Denis. Des partenaires français du
PROJEG ((CGT, Ligue des Droits de l’Homme, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, etc),y ont aussi pris part.
L
a délégation guinéenne a souhaité que les parlementaires français aident la Guinée à sortir
de sa crise actuelle pour aboutir à des élections libres et transparentes. Ils ont demandé aux députés de ne pas abandonner la Guinée. « Nous souhaitons que les députés
français aident la Guinée à sortir de la crise actuelle afin d’organiser des élections libres et transparentes », a noté Mme Sonna Barry, de la société civile de Mamou.
M. Réné Dosière, a promis de sensibiliser pour que ce qui se passe en Guinée soit connu au sein de
l’opinion européenne. Pour sa part, M.Debray a annoncé qu’il fera un rapport circonstancié auprès du ministre français de la coopération et à la francophonie, M.Alain Joyandet. Quant à M.Golbert,
il a soutenu que cette rencontre a toute sa place à l’Assemblée Nationale française, symbole de la République.
Par ailleurs, ce même 23 septembre 2009, le PROJEG a initié une
rencontre-débat autour du thème : « Guinée : la société civile se mobilise pour la paix, la démocratie et le développement ». La rencontre , qui s’est déroulée à l’Espace
Renaudie( Aubervilliers), a permis d’instaurer le dialogue entre les acteurs de la société civile guinéenne et ceux de France.
Mme Sonna Barry,de l’ONG Action des Femmes Volontaires pour le Développement (AFVD)-Mamou, MM.Boubacar Biro Barry, de l’inter
central CNTG-USTG, Alphonse Yombouno, du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan, Dr.Alpha Abdoulaye Diallo, du Réseau-Afrique Jeunesse de Guinée (Raj-Gui), Olivier
Blamangin, de la Confédération Générale du Travail (CGT-France), Mme Catherine Choquet, de la Ligue des Droits de l’Homme et Aziz Diop, du CNOSCG sont revenu en détails sur le contexte
guinéen.
Les 21, 22 et 24 septembre 2009, la deuxième session du Comité de Pilotage (Copil) du
Programme Concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG) s’est tenue à Paris dans les locaux de la Ligue
des Droits de l’Homme (LDH). Des membres Guinéens et Français du Copil, des observateurs du programme ainsi que certains membres du Secrétariat Exécutif y ont pris
part.
L
a deuxième session du Copil a été l’occasionpour ses membres de faire le point sur les décisions prises lors du Comité de Pilotage des 21 et 22 mai
2009 tenu à Fria (Guinée), d’évaluer le travail réalisé et celui qui reste à mener par le Secrétariat Exécutif. Parallèlement, des rencontres et visites de terrain ont été organisées avec des
organisations et institutions françaises.
Avant le démarrage des travaux du Copil, présidés par M.Florent Marcoux, directeur Général
d’Aide et Action France, Mme Catherine Choquet de la LDH, a souhaité la bienvenue aux participants. Selon elle, c’est la première fois qu’une organisation des droits de l’Homme
est membre d’un programme concerté pluri-acteur. Parlant de la salle où se tient la session, Mme Choquet a noté que celle-ci sera inaugurée début octobre et portera le nom de M.Alfred Dreyfus. A
cet effet, elle a rappelé que la LDH a été créée à l’occasion de l’affaire Dreyfus (officier français d’origine juive, accusé à tort en fin 1894 d’avoir livré aux Allemands des
documents secrets , est condamné à perpétuité puis déporté. Il faudra attendre 1906 pour que son innocence soit reconnue…).
LE CONTEXTE POLITIQUE GUINEEN SUR LA SELLETTE
L
es travaux du COPIL ont démarré par la présentation du contexte politique guinéen. M.Moctar
Diallo(à droite sur la photo), Coordinateur National du Projeg, a parlé de l’environnement dans lequel le programme a été mis en œuvre. Il a mis l’accent sur le décès
du Président Conté survenu le 22 décembre 2008, la prise du pouvoir par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (Cndd), le 23 décembre 2008, les espoirs de changement induits
par les poursuites des narcotrafiquants, la lutte contre la corruption, d’où le soutien apporté au Cndd par la classe politique et le mouvement social…Puis, huit mois
après, la prise du pouvoir par le Cndd, les Guinéens ont déchanté . M.Diallo d’évoquer les inquiétudes et risques de confrontations sociales du fait de l’absence de perspectives claires
pour la sauvegarde de la paix et de l’organisation d’élections libres et transparentes. Enfin, M.Moctar a abordé les initiatives appuyées par le PROJEG dans le cadre de la transition. Il s’agit
du renforcement de l’unité d’action des composantes de la société civile et de syndicats (qui avait abouti à la mise en place du Forum des Forces Vives de la Nation), l’appui au développement des
cadres de concertations permettant l’expression des acteurs à la base (organisation dans les 8 régions naturelles de la Guinée d’un dialogue citoyen pour un nouveau contrat social). Les membres
du Copil (Aziz Diop, du Cnoscg, Boubacar Biro Barry, inter centrale, Alphone Yombouno, Cnoscg Kankan, Mme Sonna Barry, Mamou et Salvatore Papalardo, ambassade de France en Guinée, ont témoigné de
l’impact de l’appui apporté par le Projeg pour la diffusion d’idées et de perception à l’intérieur du pays, en vue de l’instauration d’un climat de paix et de sécurité propice au dialogue en Guinée.
Les travaux ont continué par la présentation du bilan de la première année programme. Les
interventions ont porté sur la mise en œuvre et les organes du programme, les axes (plaidoyer, professionnalisation, jeunesse), les actions menées dans le cadre de la transition,
la stratégie de communication, le cadre logique et le processus de suivi-évaluation et le réalisé budgétaire (réaménagement budgétaire et manuel de procédures), la sélection
des actions par le Groupe Mixte...Chaque présentation a été suivie de questionnements et amendements. Dans l’ensemble, le COPIL a validé les documents présentés, avec des recommandations. Celles-ci concernent
la consolidation des collèges régionaux en renforçant les coordinateurs, le travail sur les mentalités en ce qui concerne le rôle des membres du Copil,
l’amélioration de la capitalisation, le raffinement des axes de plaidoyer notamment dans la gestion de la transition.
PROGRAMME CONCERTE DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DE LA JEUNESSE GUINEENNES
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Programme Concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG) est heureux
d’annoncer la tenue, dans la semaine du 14 au 25 septembre, d’une session de son Comité de Pilotage, à Paris (France). Le 23 septembre, en marge de ladite session, le PROJEG
initie une rencontre-débat autour du thème : « Guinée : la société civile se mobilise pour la paix, la démocratie et le développement ». La rencontre, qui vise à engager un
dialogue national en Guinée comme alternative aux choix des armes, se tiendra à l’Espace Renaudie, 30 rue Lopez et Jules Martin, Aubervilliers.
Les intervenants sont : Mme Sonna Barry, de l’ONG Action des Femmes Volontaires pour le Développement (AFVD), MM.Boubacar Biro Barry, de
l’inter central CNTG-USTG, Alphonse Yombouno, du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan, Dr.Alpha Abdoulaye Diallo, du Réseau-Afrique Jeunesse de Guinée (Raj-Gui),
Olivier Blamangin, de la Confédération Générale du Travail (CGT-France) et Mme Catherine Choquet, de la Ligue des Droits de l’Homme. Vous y êtes cordialement invités.
A PROPOS DU PROJEG
Le PROJEG vise le renforcement des capacités de la société civile en vue de faciliter sa participation à la
formulation et à la mise en œuvre des politiques publiques sectorielles de développement. Il est financé à hauteur de 75% par le MAEE et à 25% par les associations guinéennes et
françaises.
LE PROJEG est construit autour d’un partenariat entre les Organisations de la Société Civile (OSC)
guinéennes et les Organisations françaises d’une part, entre les pouvoirs publics guinéens et français d’autre part. Aide et Action assume la fonction de chef de file, ce qui lui confère
l’autorité de contractualiser au nom de l’ensemble des acteurs avec le MAEE.