Témoignages des OSC soutenues par le PROJEG

Publié le par Projeg

 

LA PHASE PILOTE DU PROGRAMME A PORTE FRUIT

 

  En marge de l’Assemblée Générale du PROJEG tenue les 19 et 20 mai derniers dans l’enceinte de la piscine de Fria, quartier Bowal, nous avons rencontré certains représentants d’OSC porteuses d’actions soutenues durant la phase pilote. Ils ont tenu à témoigner de la réalisation effective des activités et de leurs impacts sur les populations. Notamment à Tougué, Mamou et à N’Zérékoré et Macenta.

 

M.Alpha Oumar « Réal » Baldé, est le président de l’ONG Association des Volontaires  pour le Développement participatif et la Protection de l’Environnement (AVODEPPE) Tougué. Son ONG avait   bénéficié d’un appui technique et financier du du Projeg pour la vulgarisation du Code Minier.  «  Ce Code a été  vulgarisé à Tougué parce que les trois quarts de la superficie de cette préfecture sont couvertes par la bauxite.

La vulgarisation du document a permis aux collectivités de connaître leurs droits sur l’exploitation des mines », a-t-il indiqué. Selon M.Baldé, leur consortium est devenu aujourd’hui  une sorte de syndicat des collectivités. «  Notre consortium composé de quatre organisations est engagé à accompagner les populations dans la gestion des ressources minières. Grâce au PROJEG, nous avons pu faire la vulgarisation du Code Minier notamment en langue poular ». Aujourd’hui, à Tougué, tout le monde est conscient de l’importance que pourrait jouer l’exploitation juste et transparente des mines et carrières dans le développement de la préfecture.

Hadja Fatoumata Noumou Camara, elle, est  présidente de l’ONG Fonds d’Appui à l’Autopromotion Féminine (FAAF) Mamou. Son ONG est membre du consortium qui a bénéficié d’un financement du PROJEG dans le cadre de la promotion de l’accès des femmes à la terre. « L’initiative est née du constat que les femmes sont marginalisées au niveau de l’accès à la terre. Ce qui nous a conduit à initier une activité portant sur l’accès des femmes à la terre dans les communautés rurales de développement  (CRD) de Dounet, Soya et à Horé Mamou( Commune Urbaine). Le PROJEG nous a apporté un soutien financier qui nous a permis vraiment de sensibiliser les communautés sur cette question sensible de l’accès des femmes au foncier », indique Hadja Noumou.

Le problème était très préoccupant surtout chez les femmes veuves n’ayant jamais fait d’enfants. Celles-ci, après le décès de leur mari, se voyaient souvent chassées du domicile. «  Aujourd’hui, ce n’est qu’un triste souvenir. Les femmes connaissent leurs droits à l’héritage et elles les revendiquent ». Selon Hadja Noumou, à l’issue des campagnes d’information et de sensibilisation, un comité de gestion des conflits fonciers a été mis en place dans chaque CRD. Ce comité est composé des jeunes, femmes, sages et élus des différentes localités.

M.Billy Fakouman Sidibé,lui, est  membre du consortium des producteurs de bananes de la Guinée Forestière. Il a témoigné que par le passé,  les producteurs avaient d’énormes problèmes d’écoulement de la banane à cause du mauvais état des infrastructures routières et surtout de leur non mise en réseau. « L’appui financier du PROJEG nous a permis de mettre en place une plate-forme et réseau des producteurs de Bananes de Macenta et N’Zérékoré,  à travers la création de la fédération des producteurs de bananes. Aujourd’hui, le consortium fonctionne très bien et parvient à écouler les productions sans difficultés. Nous remercions vraiment le PROJEG pour son appui ».

Comme à Tougué, Mamou, Macenta et N’Zérékoré, au cours de la phase pilote le Projeg a soutenu 40 actions s’inscrivant dans les axes du plaidoyer, de la jeunesse et de la professionnalisation dans les quatre régions naturelles. De même que dans la zone spéciale de Conakry et en France.

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