SESSION DU COPIL REUSSIE A PARIS

UNE DEUXIEME SESSION DU COMITE DE PILOTAGE DU PROJEG REUSSIE A PARIS

Les 21, 22 et 24 septembre 2009, la deuxième session du Comité de Pilotage (Copil) du  Programme Concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG) s’est tenue à Paris dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Des membres Guinéens et Français du Copil, des observateurs du programme  ainsi que certains membres du Secrétariat Exécutif y ont pris part.

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a deuxième session du Copil a été l’occasion pour ses membres de faire le point sur les décisions prises lors du Comité de Pilotage des 21 et 22 mai 2009 tenu à Fria (Guinée), d’évaluer le travail réalisé et celui qui reste à mener par le Secrétariat Exécutif. Parallèlement, des rencontres et visites de terrain ont été organisées avec des organisations et institutions françaises.  

Avant le démarrage des travaux du Copil, présidés par M.Florent Marcoux, directeur Général d’Aide et Action France,  Mme Catherine Choquet de la LDH, a souhaité la bienvenue aux participants. Selon elle, c’est la première fois qu’une organisation des droits de l’Homme est membre d’un programme concerté pluri-acteur. Parlant de la salle où se tient la session, Mme Choquet a noté que celle-ci sera inaugurée début octobre et portera le nom de M.Alfred Dreyfus. A cet effet, elle a rappelé que la LDH a été créée à l’occasion de l’affaire Dreyfus (officier français d’origine juive, accusé à tort  en fin 1894 d’avoir livré aux Allemands des documents secrets , est condamné à perpétuité puis déporté. Il faudra attendre 1906 pour que son innocence  soit reconnue…).  

 

 

LE CONTEXTE POLITIQUE GUINEEN SUR LA SELLETTE

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es travaux du COPIL ont démarré par la présentation du contexte politique guinéen. M.Moctar Diallo(à droite sur la photo), Coordinateur National du Projeg, a parlé  de l’environnement dans lequel le programme a été mis en œuvre. Il a mis l’accent sur le décès du Président Conté survenu le 22 décembre 2008, la prise du pouvoir par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (Cndd), le 23 décembre 2008, les espoirs de changement induits par les poursuites des narcotrafiquants, la lutte contre la corruption, doù le soutien apporté au Cndd par la classe politique et le mouvement social…Puis, huit mois après,  la prise du pouvoir par le Cndd, les Guinéens ont déchanté . M.Diallo dévoquer les inquiétudes et risques de confrontations sociales du fait de l’absence de perspectives claires pour la sauvegarde de la paix et de l’organisation d’élections libres et transparentes. Enfin, M.Moctar a abordé les initiatives appuyées par le PROJEG dans le cadre de la transition. Il s’agit du renforcement de l’unité d’action des composantes de la société civile et de syndicats (qui avait abouti à la mise en place du Forum des Forces Vives de la Nation), l’appui au développement des cadres de concertations permettant l’expression des acteurs à la base (organisation dans les 8 régions naturelles de la Guinée d’un dialogue citoyen pour un nouveau contrat social). Les membres du Copil (Aziz Diop, du Cnoscg, Boubacar Biro Barry, inter centrale, Alphone Yombouno, Cnoscg Kankan, Mme Sonna Barry, Mamou et Salvatore Papalardo, ambassade de France en Guinée, ont témoigné de l’impact de l’appui apporté par le Projeg pour la diffusion d’idées et de perception à l’intérieur du pays, en vue de linstauration d un climat de paix et de sécurité propice au dialogue en Guinée.

Les travaux ont continué par la présentation du bilan de la première année programme. Les interventions ont porté sur la mise en œuvre et les organes du programme, les axes (plaidoyer, professionnalisation, jeunesse), les actions menées dans le cadre de la transition,  la stratégie de communication, le cadre logique et le processus de suivi-évaluation et le réalisé budgétaire (réaménagement budgétaire et manuel de procédures), la sélection des actions par le Groupe Mixte...Chaque présentation a été suivie de questionnements et amendements.  Dans l’ensemble, le COPIL a validé les documents présentés, avec des recommandations. Celles-ci concernent la consolidation des  collèges régionaux en renforçant les coordinateurs, le travail sur les mentalités en ce qui concerne le rôle des membres du Copil,  l’amélioration de la capitalisation, le raffinement des axes de plaidoyer notamment dans la gestion de la transition.

 


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