PLAIDOYER DU PROJEG

Publié le par Projeg

La mise en place de la plate forme dette se précise

Du 18 au 19 août 2009, l’hôtel Le Bowal de Fria a servi de cadre à l’atelier technique préparatoire de mise en place de la plateforme d’information et d’action sur la dette et le développement de la Guinée. La rencontre,  qui a mobilisé une vingtaine de représentants d’organisations de la société civile et  du Secrétariat Exécutif du Programme de Renforcement des capacités des Organisations de la société civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG), a eu comme résultat la validation du document de mise en place de ladite plateforme.

L’atelier technique de Fria a aussi eu comme acquis  l’élaboration d’un calendrier pour l’organisation de l’atelier de mise en place de la plateforme prévu courant octobre. De même, un comité d’organisation a également été mis sur pied. Ce comité dont les membres ont été choisis parmi les participants est chargé d’identifier les OSC concernées par l’atelier, valider les termes de référence et le budget et de produire les documents nécessaires à sa tenue.

Le 18 août, en ouvrant les travaux, M.Moctar Diallo, coordinateur national du Projeg,  a noté d’abord que la tenue de la rencontre découle des engagements pris lors de l’atelier dette des 2 et 4 février 2009 au Centre Culturel Franco-Guinéen. « La question de la dette est très peu connue des acteurs guinéens, d’où la nécessité d’élargir le débat  à travers la mise en place de la plate forme d’action et d’information sur la dette. Si la  dette était annulée, beaucoup de problèmes lies  à l’éducation, à l’accès à l’eau serait résolus. L’atelier est déterminant  dans la capacité de la société civile à faire de la dette un cas particulier », a ajouté le Coordinateur National du Projeg. Ensuite suivront les présentations des différentes restitutions de l’atelier national sur la dette et le développement de la Guinée dans les régions.

Les représentants de la Haute Guinée,Basse Guinée, Moyenne et de la zone spéciale de Conakry ont témoigné de la préoccupation des OSC du fait de la mauvaise utilisation des fonds issus de la dette. D’où l’importance d’engager toutes les organisations à s’intéresser à la question de la dette et du développement de la Guinée. Pour M.Moctar Diallo, la Guinée contractant des dettes avec les pays étrangers, la meilleure façon, c’est de mobiliser les acteurs du nord afin qu’ils pèsent sur les pouvoirs publics de leurs pays. « La mobilisation ne peut s’effectuer qu’en mettant ensemble les citoyens des pays donateurs et ceux des pays créanciers », a-t-il précisé. Des recommandations ont été formulées par les participants allant dans le sens de renforcer leurs capacités à mobiliser plus d’acteurs autour de la question. Après quoi, c’est la présentation du document de mise en place de la plate-forme par M.Biro Diallo de la CADIF.

Le document rappelle qu’en 2007 près de la moitié de la population guinéenne (49,2%) vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec 387 692 francs guinéens (196 dollars US) par personne et par an. Une pauvreté  due en grande partie à la mauvaise gouvernance politique et économique. Ce qui fait que le pays peine à rembourser sa dette. « Avec un encours d’environ 3,2 Milliards de Dollars en Décembre 2007, le pays consacre une grande  partie de son budget à rembourser sa dette au détriment des services sociaux de base. Le service de la dette est passé de 135,2 Millions à 208, 1 Million de dollars de 2004 à 2006 soit environ 30,9% du budget national », précise-t-on. La plate-forme d’information et d’actions sur la dette et le développement de la Guinée tient donc sa légitimité de la volonté des organisations présentes à l’Atelier National sur la Dette et le Développement. « Elles œuvrent pour la défense des droits fondamentaux des guinéens et  sont représentatives de la diversité des OSC guinéennes. Enfin, sur le plan juridique, elles ont une reconnaissance officielle de l’Etat guinéen ». Elle se veut comme vision un outil qui contribue à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement à travers la mise en œuvre d’actions citoyennes aux niveaux national et international.

La plate-forme  a comme objectif général de construire un espace inclusif de concertation et de prise de décision, pour l’élaboration de stratégies efficaces de participation de la société civile à l’orientation et au suivi de la dette et de l’aide publique au développement.

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