Atelier national sur la dette et le développement

Publié le par Projeg

Une première journée enrichissante…

L’atelier national sur la dette et le développement a ouvert ses travaux le 2 février au Centre Culturel Franco-Guinéen. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M.Naby Diakité, ministre de la Décentralisation et du Développement Local en présence des représentants de l’Ambassade de France, de la CADIF , du Comité de Pilotage du PROJEG, du Secrétariat exécutif du PROJEG et de  la CGT-France.

De nombreux participants de la société civile et des réseaux de jeunesse de Conakry et de l’intérieur du pays y ont pris part à cet atelier. Le mot de bienvenue a été lu par la vice-présidente de la CADIF (Coalition Citoyenne pour les Alternatives Africaines Dette et Développement et la Défense des Intérêts Fondamentaux de la Guinée).  Elle a rappelé les démarches entreprises par la société civile guinéenne de 1998 à nos jours  autour des actions visant  à la conversion de la dette de la Guinée.  « La gestion courante de la dette  préoccupe de plus en plus la société civile  car, le gouvernement est fortement endetté dans un contexte de faible valorisation des matières premières. C’est dans ce cadre que le thème de de cet atelier acquiert toute son importance...Pourquoi et comment on s’endette ?  Quelles structures mettre en place ? Comment rembourser ? Le cas échéant, comment négocier pour réaménager la dette ? », s’interroge la vice-présidente de CADIF.

Pour sa part, M.Ibrahima Fofana, de l’inter centrale CNTG-USTG, au nom du Comité de Pilotage du PROJEG, a souligné que l’atelier a pour but de favoriser la participation de la société civile dans la prise en charge de la question de la dette. « La perspective d’une nouvelle signature du Contrat Désendettement Développement (C2D) doit être une opportunité pour la société civile, à travers ses organisations, de prendre une part  active dans la gestion et la mise en œuvre du C2D », a noté M.Fofana.

 

 

Pour M.Ibrahima Fofana, au terme de l’atelier, les participants et les Organisations de la société civile auront à élaborer un plan d’action, un agenda et un discours cohérent  concernant l’annulation de la dette. Pour terminer, il a plaidé afin que l’atteinte du point d’achèvement à l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) soit  une des priorités du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) qui a pris le pouvoir le 23 décembre 2008.

Après M.Fofana, M.Salvatoré, représentant l’ambassadeur de France en Guinée, a souligné que l’initiative de désendettement est  attachée à des règles relatives de bonne gouvernance démocratique et financière. « Aucun contrat de désendettement et de développement ne peut être signé si le point d’achèvement de l’initiative PPTE n’est pas atteint », insiste-t-il. La société civile, ajoute-t-il, doit avoir les moyens de travailler et réfléchir afin de s’approprier les tenants et aboutissants du sujet.

 

En ouvrant officiellement l’atelier, M.Naby Diakité, a déclaré que la dette guinéenne s’élève à plus de 3 milliards de dollars américains. Ce qui fait que 50% du budget de l’Etat est consacré au remboursement de celle-ci. Toutes choses qui maintiennent la Guinée dans un cycle perpétuel de pauvreté.

M.Diakité note, qu’aujourd’hui, les nouvelles autorités ont décidé de  rompre avec les pratiques du passé liées à la corruption et aux détournements des deniers publics. Il en appelle donc à la société civile d’être aux côtés du gouvernement pour plaider auprès des partenaires la cause du pays. «  Il faut faire des plaidoyers, aux côtés de vos amis du Nord, pour aider la Guinée à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Si on atteint le point d’achèvement, nous avons les deux tiers de la dette qui sautent »

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