Interview: le PROJEG à la Une de la lettre de AEAI
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| La coordinatrice France du PROJEG a accordé une interview au N°15 de la Newsletter de Aide et Action/International du jeudi 9 juillet 2008 sur la présentation du programme et ses activités en cours. Nous vous livrons ici l'intégralité de cet entretien. "Depuis 2007, Aide et Action est garante du programme baptisé PROJEG qui vise à soutenir des initiatives d’organisations guinéennes et françaises pour le développement de la Guinée. Aujourd'hui, une phase de sélection de projets est ouverte. Sonia Vinolas, coordinatrice France du PROJEG pour Aide et Action, nous explique le processus". AEA : Pouvez-vous nous rappeler brièvement le principe du PROJEG ? S.V : Le PROJEG repose sur un partenariat entre des organisations guinéennes et françaises d’une part (syndicats, associations, …), entre les pouvoirs publics guinéens et français d’autre part (collectivités locales, ministères…). L’objectif de ce partenariat est de renforcer les capacités des acteurs non gouvernementaux guinéens, de les accompagner dans leurs initiatives pour qu’ils puissent prendre part à la lutte contre la pauvreté et à une meilleure utilisation de l’Aide publique au développement. Le programme concerne quatre axes de plaidoyer : la lutte contre la corruption, la réduction de la dette, la gestion foncière et l’environnement minier en Guinée. La prise en compte de la jeunesse est une priorité constante. AEA : Concrètement, comment le PROJEG va-t-il permettre de renforcer les capacités des organisations guinéennes ? S.V : Les organisations membres du PROJEG forment un collectif au sein duquel elles peuvent s’informer, se former, échanger, s’enrichir des expériences mutuelles et ainsi renforcer leurs capacités. Les organisations peuvent également présenter des projets qui concourent aux objectifs du programme. Dans ce sens, une grille d’évaluation a été mise en place pour permettre aux associations de préparer au mieux leurs propositions. A ce jour, 190 projets ont été déposés. La sélection doit être validée fin août. Après la sélection, un contrat est signé entre l’ensemble des acteurs. S’ensuit alors un travail de soutien et d’accompagnement. AEA : Sur quels critères les projets sont-ils sélectionnés ? S.V : Les Comités d’instruction évaluent les propositions selon trois critères fondamentaux. Le premier relève des capacités techniques et opérationnelles des organisations. Nous regardons par exemple l’expérience de l’association dans la gestion de projets, sa capacité à lever des fonds, son existence légale,... La faisabilité du projet et le degré d’implication des pouvoirs publics sont aussi des critères de poids dans la sélection. Enfin, et c’est pour nous le point le plus important, nous étudions la durabilité du projet qui doit s’inscrire dans des dynamiques locales sur le long terme. AEA : Quel est le rôle d’Aide et Action dans ce Programme ? S.V : Aide et Action est garante de ce programme. L’association représente l’ensemble des organisations devant les pouvoirs publics français représentés par le Ministère des affaires étrangères. Elle est garante de l’utilisation des ressources et de la mise en œuvre des activités. En Guinée, elle a une place forte et une vraie légitimité. Les conditions sont créées pour que les ONG, les partenaires publiques et les associations locales travaillent ensemble. Notre préoccupation est l’efficacité des actions menées sur place. C’est en se coordonnant que nous relèverons les défis de la Guinée. Les résultats sont concluants puisque dès septembre naîtront les premiers projets ! | |
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