Conakry. « Sensibilisation autour des valeurs citoyennes dans les communautés de jeunes de Ratoma ». Tel est le projet que le consortium composé de SACOTEINT (Société
coopérative de Confection et de Teinture), OSCOA (Organisation de Soutien aux Confectionneurs d’Oeuvres Artisanales) et APM (Afrik Prestation Management) va lancer bitentôt dans la commune de
Ratoma.
D’un coût global de 26 600 000 Francs Guinéens, le projet est soutenu à hauteur de 75 % par le Projeg (soit une valeur de
19 950 000 FG.) L’objectif des organisateurs est de réduire considérablement le taux de violence des jeunes et en leur permettant de devenir de bons citoyens. Le jeune Alseny
Diop, coordinateur de l’ONG OSCOA, est optimiste : « Nous espérons permettre à quelques 1500 jeunes de Ratoma d’accéder à une éducation sociale à la non-violence, organiser 150
campagnes d’information et de sensibilisation sur les droits et devoirs civiques des jeunes, mettre en place 9 clubs de jeunes pour la paix dans les quartiers ciblés et former 29
jeunes leaders à l’esprit citoyen. Nous entendons organiser des cérémonies de prestation de serment de pactes de non violence des jeunes en présence des autorités communales de
Ratoma ».
Le lancement de ce vaste projet, qui cible neufs quartiers de ladite commune, est attendu avec impatience par toute la
jeunesse.
Le 18 décembre se tiendra à Paris, au siège d'Aide et Action, un atelier sur la jeunesse guinéenne
et les possibilités de partenariat entre organisations françaises et guinéennes. Objectifs de l'atelier : faciliter la compréhension de la problématique jeunesse en Guinée et stimuler
l’articulation entre les acteurs guinéens et français sur la jeunesse.
Le premier temps de l’atelier sera consacré à enrichir les connaissances des uns et des autres sur la
question de la jeunesse guinéenne. Il s’agira d’essayer de dessiner un panorama général de la jeunesse en Guinée mais aussi de connaître les problématiques jeunesse. En Guinée de quelles
jeunesses parle-t-on ? quelles sont les spécificités dans la jeunesse ? ruraux, urbains et banlieusards vivent-ils les mêmes difficultés ? comment la jeunesse diplômée et celle
déscolarisée vivent-elles l’emploi ? comment la question politique touche-t-elle les jeunes ?
Les participants vont essayer de voir quelles sont les actions menées par les pouvoirs publics mais
aussi par les associatifs autour de la jeunesse. Au programme il y aura le thème "la jeunesse guinéenne" qui sera débattu de Un panorama de la situation de la jeunesse en Guinée et les actions
des pouvoirs publics sera dressé par M.Ibrahima Barry, du ministère guinéen de la Jeunesse. Une restitution de l'action portée par le consortium Guinée 44/FRANCAS/CAJEG/RajGui/MCJ Matama
Lido, sera faite par M.Nicolas Martin, Guinée 44 et Michel Bureau, de FRANCAS. Suivront les questions et débats.
La deuxième partie de cet atelier se centrera sur les possibilités et les modalités de construire des
articulations entre les acteurs français et les acteurs guinéens sur ces questions de jeunesse. Sur quelles questions apparaît-il particulièrement pertinent de travailler en partenariat entre
organisations françaises et guinéennes ? Quelles problématiques similaires peuvent rencontrer jeunesses guinéenne et française ? Quelles actions pourraient être menées à partir de ces
axes ?
D’un point de vue opérationnel, quels cadres de travail et de partenariat existent pour rendre possible cet
échange ? Comment débuter un travail en Guinée pour les organisations n’ayant pas encore de partenariat et comment le développer pour celles déjà actives dans ce secteur ? Quels
mécanismes peuvent être mis en place pour faciliter cette mise en réseau ?
En toile de fond : Quelles articulations construire entre acteurs français et guinéens. Une
présentation de l'expérience Programme Concerté Maroc sera faite par M.Philippe Jashan, coordinateur PCM. Pour sa part, M.Moctar Diallo,
coordinateur national du Projeg Guinée, va faire une présentation du cadre de partenariat entre le PROJEG et les pouvoirs publics guinéens sur les questions de jeunesse et de vie
associative
Conakry. Du 2 au 3 décembre, la Mairie de Ratomaa abrité un
atelier sur la problématique de la fiscalité. Organisé par le consortium FRADE /APMLK,avec l’appui financier du Projeg, ila permis aux participants d’échanger sur les
meilleures pratiques en vue d’harmoniser les démarches dans la perception des taxes et impôts. Les concernés ont décidé de la mise en place d’un cadre de concertation
sur la gestion des ressources locales.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par Mme Touré Fanta Camara,
secrétaire générale de la commune de Ratoma. Elle a souhaité que les participants puissent échanger les pratiques et normes pour une production plus accrue et une gestion transparente des
ressources locales. Quant à M.Moctar Diallo, coordinateur national du Projeg,il a souligné que l'atelier devrait aider à ce que l'impôt soit perçu
chez chaque citoyen comme un acte de civisme.
Le Projeg, enchaîne-t-il, ambitionne d'oeuvrer au rapprochement des citoyens
à l'administration afin que chacun contribue au développement de la Guinée.
Au terme de la rencontre, les participants ont recommandé de renforcer la
commission de contrôle et de mobilisation des ressources en y incluant la société civile, le secteur informel et les contribuables. Ils ont demandé également de promouvoir le civisme fiscal au
niveau de tous les citoyens en passant par les médias notamment à travers des émissions dans les différentes langues nationales. Sans oublier d'améliorer les conditions de travail
dans es services techniques chargés de la fiscalité, de renforcer les capacités techniques des conseillers communaux et de produire et vulgariser un mémoire sur la
fiscalité.
La coordinatrice France du PROJEG Sonia Vinolas a animé le 9 septembre au siège d’Aide et Action à Paris une réunion de travail avec les acteurs
français du programme.
La réunion a regroupé 10 représentants d’organisations françaises dont 3 des 4 membres du Comité de Pilotage.
Cette rencontre avait pour objet de présenter les résultats de la deuxième session du Comité de Pilotage tenue à Conakry du 17 au 20 juillet 2008.
Ainsi, les participants ont pu échanger sur le contenu du
document de la phase programme. Il a été également mis sur pieds des groupes de travail thématiques sur les questions de plaidoyer. L’accent a en particulier été mis sur la question de la dette.
Cela en préparation de la prochaine réunion de la plate-forme Dette et Développement prévue pour le 24 septembre 2008. Enfin une réflexion a été menée autour de la mobilisation de fonds pour le PROJEG. Pour ce faire, un groupe de travail a été installé.
La prochaine réunion des acteurs français du PROJEG est fixée au lundi 27 octobre 2008 à Paris.
Alphonse YOMBOUNO est un membre statutaire du Comité de Pilotage. Il y représente la Haute
Guinée. Il vient d’animer les rencontres préparatoires en prélude au démarrage des actions du PROJEG dans les régions de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière.
A l’issue de ces rencontres monsieur YOMBOUNO nous livre
son témoignage.
« Au terme de ma mission de restitution dans les régions de KANKAN et N'ZEREKORE, tout le plaisir a
été pour moi, de constater que les participants aux sessions de restitutions ont dans l'ensemble témoigné leur satisfaction quant au processus de mise en œuvre des objectifs visés par lePROJEG.
Même les consortiums non élus apprécient la démarche du programme concerté.
Il s'est aussi dégagé au niveau des participants une parfaitesatisfaction quant à l'allure du
PROJEG. Ils ont dit en substance que malgré les crises enregistrées en Guinée, le PROJEG n'a pas fléchi dans la poursuite des actions entreprises, ce qui dans une large mesure constitue une lueur d'espoir pour la société civile guinéenne
qui commençait à perdre espoir.
La prise en compte de toutes les communes et préfectures de Guinée pendant la sélection des actions
prouve que le PROJEG est une solution heureuse pour répondre aux préoccupations des Guinéens.
Ce qui est surtout à mettre à l'actif du PROJEG, c’est la transparence observée à tous les niveaux de
gouvernance.
Toute la preuve est donnée que le PROJEG est synonyme de '’Agissons ensemble'’.
Je remercie le Secrétariat Exécutif du PROJEG et tous les collègues du COPIL, pour m'avoir donné
l'occasion de restituer et d'échanger avec les consortiums des régions de Kankan et N’Zérékoré autour des assises de la deuxième session du COPIL ».